Mesdames et Messieurs, bonjour,
Je vous remercie d’être venus et d’être présents parmi nous. Je salue chaleureusement les représentants nationaux du parti des Patriotes réunis à Budapest. Je souhaite adresser un salut tout particulier et respectueux au courageux président de notre famille politique, Monsieur Santiago Abascal. C’est un honneur que tu sois avec nous, Santiago. Je vous invite à lui réserver de chaleureux applaudissements !
Mesdames et Messieurs,
Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, et précisément ici, à Budapest, les représentants des partis patriotes se réunissent afin de défendre, dans une déclaration commune, les nations européennes et la liberté européenne.
Mes Chers Amis,
Combien de fois avons-nous entendu ces dernières années que la politique étrangère du gouvernement hongrois serait isolée ? Certains le disent, d’autres estiment que nous, moi y compris, menons un combat tel Don Quichotte contre les moulins à vent, face à l’élite bruxelloise.
Mesdames et Messieurs,
C’est une erreur. Nous avons des objectifs clairs, des plans clairs, ainsi qu’une feuille de route claire qui nous permettra d’atteindre ces objectifs. C’est précisément pour cette raison que nos invités sont aujourd’hui parmi nous.
Mesdames et Messieurs,
Ces objectifs, nous ne les dissimulons pas. Nous affirmons ouvertement notre volonté de prendre en main la direction de l’Union européenne. Nous voulons investir le centre de décision bruxellois et le transformer. Nous voulons une Union fondée sur l’alliance de nations souveraines. Nous ne voulons pas d’une fédération. Nous ne voulons pas d’une ever closer union, d’une « union sans cesse plus étroite ». Nous voulons des nations européennes souveraines et fières. Nous voulons que, d’ici la fin de la décennie, toute l’Europe se pare des couleurs nationales et conservatrices. Ce sera la plus grande recomposition politique de l’histoire de l’Union européenne. Ceux que vous avez vus ici aujourd’hui seront, dans trois ans, les dirigeants de l’Union européenne.
Chers habitants de Budapest,
En réalité, nous menons un combat pour l’âme de l’Europe. Ce combat se déroule sur plusieurs fronts : dans les universités, les académies, les Églises, les syndicats et les communautés locales. Et nous, chers amis, nous sommes engagés sur la ligne de front politique de cette grande lutte. Nous sommes des responsables politiques, tous ceux que vous avez vus sur cette scène, qui ont confiance en leur propre peuple. Où que nous vivions dans le monde, nous défendons la cause de notre nation et ne répondons que devant nos électeurs ; pour nous tous, notre nation passe avant tout. Autrefois, nous pensions que cela nous séparait. Nous croyions que l’organisation des forces nationales à l’échelle européenne n’avait pas de sens, qu’elle relevait de la contradiction. Mais depuis, nous avons appris. Nous avons compris que, si nous voulons vaincre les globalistes progressistes, alors nous, les forces nationales, nous devons nous aussi nous organiser dans un cadre international. Les distances géographiques entre nos peuples sont immenses. Nos expériences historiques sont profondément différentes. Et pourtant, une conviction nous unit : la foi que l’Europe ne peut réussir que comme coopération entre des nations libres et souveraines.
Mes Chers Amis,
Je souhaiterais partager avec vous quelques réflexions sur la situation politique en Europe. La situation politique européenne est aujourd’hui bloquée. En 2024, les Patriotes se sont constitués, nous avons défié l’élite dominante, et cette confrontation a conduit à une impasse. Les échecs de l’élite bruxelloise, libérale et globaliste sont manifestes : faillite économique, déclin industriel, échec total du Green Deal, crise migratoire devenue irréversible, crise énergétique. L’élite de gauche bruxelloise s’affaiblit de jour en jour. En face, il y a nous, les Patriotes, de plus en plus forts. Une montée en puissance en Europe centrale. Andrej Babiš, notre fondateur, est aujourd’hui de nouveau Premier ministre. Le président polonais, patriote lui aussi, arrivera dans quelques instants ici, en Hongrie. Les souverainistes slovaques et hongrois se renforcent, tout comme les Patriotes dans les pays candidats à l’adhésion. Mais la gauche au pouvoir en Europe reste encore capable d’empêcher la percée des Patriotes en Europe occidentale. Bruxelles, malgré ses échecs considérables, continue de dominer la moitié occidentale du continent. L’Italie affiche des performances remarquables, la droite y est impressionnante. Matteo Salvini est aujourd’hui la figure gouvernementale la plus forte des Patriotes en Europe occidentale, mais ils sont contraints à des compromis permanents avec Bruxelles. Marine Le Pen et son camp se renforcent sans cesse ; seuls des moyens manifestement contraires à l’État de droit et des procédés antidémocratiques permettent de les contenir, et pourtant le cordon sanitaire continue de fonctionner. L’Allemagne est redevenue « l’homme malade de l’Europe », mais les électeurs ne se sont pas encore résolus à une refonte complète de la vie politique allemande. En Autriche, la progression est spectaculaire, mais il faut encore attendre un gouvernement du FPÖ et l’accession de Monsieur Herbert Kickl à la chancellerie. Or, sans succès autrichien, l’essor patriotique en Europe centrale ne pourra être définitivement consolidé : l’ancien régime de gauche tentera sans cesse de revenir au pouvoir. Seule une victoire des Autrichiens et de Herbert Kickl pourra rendre irréversible l’expansion des Patriotes en Europe centrale. Notre groupe au Parlement européen réalise un travail remarquable. Ils sont également présents ici aujourd’hui. Vous êtes la première véritable force d’opposition capable de tenir tête au courant dominant. Chapeau bas, et toutes mes félicitations ! Au sein de notre groupe européen, nous apprenons l’art de la coopération. Ce savoir sera essentiel lorsque nous serons appelés à gouverner les institutions bruxelloises.
Mes Amis,
Nous sommes le seul groupe au Parlement européen qui, sans compromis ni concessions tactiques, en refusant le verbiage eurocratique toxique de Bruxelles, dit ce qu’il pense et fait ce qui est dans l’intérêt des peuples européens. Pas encore par la taille, mais déjà par le bon sens et la fidélité à nos peuples, nous sommes aujourd’hui la véritable force dirigeante de l’Europe.
Chers Amis,
Nous le savons tous, cela fait partie de la campagne en Hongrie, c’est un élément essentiel de notre choix pour l’avenir : la gauche bruxelloise veut faire entrer l’Ukraine dans l’Union par une procédure accélérée. C’est impossible ! Cela reviendrait à faire entrer la guerre au sein de l’Union européenne. Ce serait une trahison des agriculteurs européens et des peuples européens. L’adhésion de l’Ukraine imposerait un fardeau financier insoutenable aux États membres. La situation est déjà critique : l’Union n’a même plus les moyens de se financer elle-même, et pourtant elle contracte, au nom de l’Ukraine, des emprunts de centaines de milliards d’euros, entraînant les États membres dans une spirale d’endettement. Si nous laissons faire, ce sont encore nos enfants qui en paieront le prix. Face à de tels dangers, l’Europe a plus que jamais besoin de dirigeants patriotes. Nous devons défendre les intérêts des peuples européens et de nos nations. Les électeurs veulent la paix et la sécurité, des prix abordables et une énergie bon marché, une vie prévisible et une prospérité assurée. C’est pour cela que nous, les Patriotes, devons lutter. Nous devons dire non à une transition écologique dévoyée, non aux sanctions, non à l’immigration, non à la guerre et non à l’adhésion de l’Ukraine. C’est ainsi, et ainsi seulement, que nous pourrons sauver l’Europe.
Mesdames et Messieurs,
Pour cela, nous avons besoin d’une feuille de route. Cette semaine, des élections auront lieu au Danemark. Nous soutenons notre ami Morten Messerschmidt et le Dansk Folkeparti. Puis viendra notre tour. Dans un peu moins de trois semaines, des élections se tiendront chez nous. Des forces considérables se sont mobilisées en Europe contre le gouvernement patriotique hongrois. Bruxelles et Kiev ont uni leurs efforts, car ils veulent un gouvernement à Budapest qui représente leurs intérêts. Bruxelles a mobilisé un réseau d’ONG chargé de censurer Internet, tandis que Kiev a imposé un blocus pétrolier aux Hongrois ; et vous pouvez désormais le constater : la machine de propagande ukrainienne fonctionne elle aussi à plein régime. Malgré cela, le 12 avril, nous remporterons les élections en Hongrie. Et cette année encore, des élections auront lieu en Bulgarie, en Estonie, en Suède et en Lettonie ; l’année prochaine, en France et en Italie. Avant les élections européennes, de nouveaux parlements seront élus en Roumanie et, très probablement, en Allemagne également.
Mes Amis,
Partout, nous progresserons. Nous arriverons à l’échéance de 2029, aux élections européennes, en position de force. Et alors, nous remporterons la bataille pour l’âme de l’Europe et pour l’avenir de nos nations, et ensemble, nous rendrons à nouveau sa grandeur à l’Europe.
Que Dieu veille sur nous tous ! La Hongrie avant tout ! Allez la Hongrie, allez les Hongrois ! En avant vers la victoire !