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Interview de Viktor Orbán pour Tények

Gábor Gönczi : Monsieur le Premier ministre, qu’est-ce que vous appréciez le plus dans ces rencontres ?

Elles sont stimulantes, oui, c’est sans doute le mot juste. Ces rencontres sont stimulantes, au sens profond du terme. Ce ne sont pas des réunions politiques, mais de véritables expériences communautaires : nous sommes réellement ensemble. Certes, il se peut que je parle davantage que le public, c’est probablement inévitable, mais malgré tout, il y a quelque chose de profondément partagé. Il ne s’agit pas de moi montant sur scène ; il s’agit de nous retrouver, de nous rassembler, d’être ensemble.

C’est un genre nouveau, n’est-ce pas, que vous avez imaginé pour aller ainsi à la rencontre des citoyens. L’ambiance est différente ? La dimension spirituelle aussi ?

Totalement différente. Des personnes semblables se réunissent. Bien sûr, nous sommes très divers, mais sur certains points essentiels de la vie, ce qui est bien, ce qui est mal, nous sommes fondamentalement d’accord. Ce sont des gens animés de bonnes intentions, de bonne volonté, dotés d’un esprit sain, et cela engendre toujours une dimension spirituelle.
Il ne s’agit pas seulement d’intérêts ou de raisonnements rationnels ; c’est aussi une communion intérieure. Cela ne relève pas de la religiosité — c’est une autre histoire, qui viendra demain, dimanche, mais il existe néanmoins une forme de partage spirituel collectif qui, selon moi, est indispensable à la santé d’une nation.

Cela vous élève vous aussi, dans ces moments-là ? Cela vous donne de la force ?

Je vais mieux, n’est-ce pas ?

Oui, oui. Alors, pour la semaine prochaine, qu’est-ce qui sera le meilleur moment et le plus difficile ?

Un grand défi ? János Lázár. Je serai son invité. Ces rencontres sont habituellement des rassemblements où l’on m’attend, où je suis l’intervenant central. Mais le Lázárinfó est aujourd’hui le programme politique le plus performant du pays, plus performant encore que les Cercles civiques numériques. S’il y a quelque chose de vraiment nouveau, de vraiment hors des cadres habituels, c’est bien cela. C’est brut, aussi, parce qu’il faut se poster au coin de la rue : il y a une dimension de combat, de lutte directe. C’est ce qui va se passer à Szeged, et cette fois, je ne serai qu’un invité. Comment, avec le ministre János Lázár, avec János, nous allons réussir à orchestrer tout cela, je ne le sais pas encore.

Nous attendons cela avec impatience et nous serons présents. Merci beaucoup !

Merci beaucoup.

Bon courage pour la semaine à venir.

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