Messieurs les Présidents, chères Épouses, Responsables venus d’au-delà des frontières, Mesdames et Messieurs, Bonjour à vous tous !
Le premier mot sera un mot de félicitations. Il y a exactement trente ans, en février 1996, naissait l’Association de la Coopération Civique Hongroise, qui s’était donné pour mission de rassembler les forces civiques, nationales et chrétiennes. Chère Enikő, bravo ! Depuis lors, vous êtes l’arrière-garde solide de nos responsables politiques engagés en première ligne. Sans vous, nous ne serions pas ici aujourd’hui, ni physiquement, ni spirituellement. Évoquons aussi la mémoire du professeur Ferenc Mádl. Vous avez été à nos côtés au gouvernement comme dans l’opposition. Dans les bons comme dans les mauvais moments. Même lorsque ce n’était ni à la mode, ni rentable. Depuis trois décennies, vous êtes notre banque génétique intellectuelle. Merci pour cela ! Merci pour ces trente premières années.
Mesdames et Messieurs,
Tout le monde s’interroge : que se passera-t-il ici en 2026 ? Moi aussi. Mais en vain, car nous devons d’abord rendre des comptes sur l’année 2025. En effet, la clarté des comptes est le fondement d’une amitié durable. En 2025, la guerre russo-ukrainienne s’est poursuivie. Mais en janvier 2025, avec l’arrivée du nouveau président américain, les États-Unis se sont retirés du conflit. Bien sûr, si Trump avait été président plus tôt, cette guerre n’aurait même pas éclaté. Mais ce n’était pas lui : c’était le démocrate Biden, qui non seulement a soutenu la guerre, mais a entraîné de force tous les pays européens ; sauf un : la Hongrie. Parce que nous avons résisté, et nous sommes restés à l’écart. Voilà une leçon pour ceux qui veulent sans cesse s’aligner sur une grande puissance et ne croient pas en la politique étrangère souveraine. Un président a poussé les pays européens réticents dans le conflit ; le nouveau président en est sorti ; et les Européens qui y avaient été contraints y sont restés coincés. Cela confirme que la politique étrangère souveraine est la condition préalable de l’indépendance nationale. Il faut la protéger comme la prunelle de nos yeux. Le danger est grand : Bruxelles tente chaque jour de nous imposer sa voie, et le parti Tisza a déjà annoncé qu’il ferait entrer la Hongrie dans la politique étrangère commune européenne. Mes Amis, cela ne peut pas arriver ! Nous ne consentirons jamais à ce que l’on nous enlève notre droit de veto !
Mesdames et Messieurs,
J’appartiens encore à l’ancienne école. J’aime que ce que j’ai dit hier et ce que je dis aujourd’hui aille dans le même sens, que mes propos soient cohérents. C’est pourquoi je reprends toujours le discours de l’année précédente, pour rendre des comptes : pour voir ce que nous avons promis, et ce que nous avons accompli. Nous avions pris l’engagement que, après le retour de Donald Trump, nous, les Hongrois, marcherions de nouveau sur l’avenue principale de l’Histoire, tandis que nos adversaires erreraient dans des ruelles boueuses de banlieue. C’est exactement ce qui s’est produit ! Si cela continue ainsi, ce siècle sera le siècle de l’humiliation de l’Europe. En effet, une nouvelle révolution industrielle a commencé dans le monde, et l’Europe n’est pas en mesure d’y prendre part. Depuis l’invention de la machine à vapeur, c’est la première fois que l’Europe ne sera pas l’artisan, mais la victime d’une transformation économique mondiale. La cause ? Des prix de l’énergie trop élevés et une surrèglementation étouffante qui tue l’économie. Mais nous, Hongrois, nous avons encore une chance. En 2025, j’ai négocié et conclu des accords avec les présidents américain, russe et turc afin que la Hongrie puisse continuer à acheter du pétrole et du gaz à bas prix. Mieux encore : il y aura du pétrole, il y aura du gaz ! La centrale de Paks se construit ; nous aurons suffisamment d’énergie pour assurer notre développement économique et bâtir une économie fondée sur les données. Pendant ce temps, les autres paient leur énergie quatre à cinq fois plus cher que les ménages hongrois. À chacun ce que son gouvernement lui a obtenu.
L’an dernier, j’avais également annoncé un rock and roll décoiffant en politique, je parle bien sûr de la politique intérieure hongroise, car le nouveau président des États-Unis s’est rebellé contre le réseau mondial d’affaires, de médias et de pouvoir des libéraux. Ce qui a amélioré nos propres chances. Nous aussi, nous pouvons avancer à pas de géant et repousser hors de Hongrie les influences étrangères qui limitent notre souveraineté, y compris leurs agents. Tel était le plan. Mais je dois l’admettre : nous n’avons fait que la moitié du travail. La machine oppressive bruxelloise fonctionne encore en Hongrie. Nous la balayerons après avril. Organisations pseudo-civiles, journalistes achetés, juges, politiciens, algorithmes, bureaucrates, millions d’euros venus de l’étranger. Voilà ce que Bruxelles signifie aujourd’hui, ici, en Hongrie. Certains jugeront peut-être ces paroles impolies, crues, voire brutales. Mais je n’exagère pas. Je cite devant vous un rapport récent du Congrès des États-Unis. Je cite : « La Commission européenne a exercé des pressions sur les plateformes de réseaux sociaux afin qu’elles censurent des contenus avant les élections slovaques, néerlandaises, françaises, moldaves, roumaines et irlandaises, ainsi qu’avant les élections européennes de juin 2024. » Je poursuis : « La Commission européenne a agi contre les plateformes sociales pour qu’elles intensifient la censure des contenus. » Je poursuis : « La Commission a activé des systèmes de réaction rapide avant les élections législatives françaises de 2024, l’élection présidentielle moldave de 2024, l’élection présidentielle roumaine de 2024-2025 et les élections législatives allemandes de 2025. » Voilà où nous en sommes. Et ce n’est pas la Russie qui le dit, mais l’Amérique ! Sachons apprécier l’amitié américaine : ce sont eux qui dévoilent la censure, les ingérences et les manipulations venues de Bruxelles. Voici la vérité venue d’Amérique. Voici la véritable voix de l’Amérique ! Nous devons nous habituer à cette idée : ceux qui aiment la liberté ne doivent pas redouter l’Est, mais Bruxelles ; et c’est vers Bruxelles qu’ils doivent tourner leurs regards inquiets. Les accusations de « poutinisme » sont primitives et dérisoires ; Bruxelles, en revanche, est une réalité tangible et une source de danger immédiat. Nous n’aurions jamais imaginé cela il y a vingt ans ! Mais telle est l’amère vérité ; et nous ne l’accepterons pas.
Mesdames et Messieurs,
J’avais aussi promis un rock and roll musclé dans l’économie. Nous nous sommes engagés à préserver les emplois malgré la guerre. Nous nous battons pour nos usines, et nous en construisons de nouvelles. Programme des cent usines. Mes amis, jamais autant d’investissements n’avaient été attirés en Hongrie ; jamais autant d’usines, de centres de services et de recherche n’avaient été construits que durant ce mandat ! Alors que, ailleurs, les capitaux américains sont rapatriés, chez nous, l’an dernier, le record des investissements américains a été battu. Sans le président Trump, cela n’aurait pas été possible.
Mesdames et Messieurs, nous nous étions engagés à réaliser une percée en matière fiscale. Nous avons annoncé le doublement des abattements fiscaux accordés pour les enfants. Nous l’avons promis ; nous l’avons fait. Cela concerne un million de familles. Nous nous sommes engagés à exonérer totalement d’impôt sur le revenu les prestations de maternité et les allocations parentales. Nous l’avons promis ; nous l’avons fait. Nous nous sommes engagés à verser aux forces armées la prime exceptionnelle équivalente à six mois de solde. Nous l’avons promis ; nous l’avons fait. Merci pour votre service ! Dans le même temps, nous avons réduit le déficit budgétaire. Depuis quinze ans, nous construisons une Hongrie fondée sur la famille. Chez nous, ce sont les mères qui tiennent la famille unie. C’est elles qu’il faut renforcer. La Hongrie n’a d’avenir que si les mères peuvent se sentir en sécurité financière avec leurs enfants. Aujourd’hui, un demi-million, et dans les trois prochaines années, un million de mères hongroises deviendront exonérées d’impôt. À vie. Si nous n’avions pas mis en place notre politique familiale, il y aurait aujourd’hui 200 000 enfants de moins en Hongrie ! Existe-t-il plus grande joie, plus grande fierté, pour un dirigeant ? La gauche, au lieu d’une politique familiale, réclame sans cesse une politique sociale. Elle ne comprend pas l’essentiel. Elle ne comprend pas que la politique familiale est le chapitre le plus important de la politique nationale. Car rien n’a de sens, ni l’économie, ni la défense, ni la culture, s’il n’y a personne pour en hériter.
Mesdames et Messieurs,
Nous nous étions également engagés à maîtriser l’inflation. En janvier, elle était de 2 %. Gel des prix alimentaires, système de surveillance des prix, promotions obligatoires. Nous avons tout mis en œuvre ! Mais nous ne sommes pas encore au bout. Il n’est effectivement pas acceptable qu’un producteur hongrois vende ses pommes de terre 60 forints, et que nous les retrouvions à 300 forints dans les centres commerciaux. Je pourrais multiplier les exemples. Après avril, le gouvernement national aura encore du travail. Nous nous étions engagés à lancer une chasse à l’homme contre les trafiquants de drogue, qui ont inondé la Hongrie de mixtures toxiques et de substances synthétiques. Le trafiquant de drogue détruit, et tue, l’enfant d’autrui. Il ne mérite donc aucune indulgence. Il ne mérite aucune indulgence. Nous avons engagé plus de dix mille procédures pénales, retiré du marché noir cinquante tonnes de drogues et de substances précurseurs, et saisi plus de deux milliards de forints d’avoirs liés au trafic. Nous l’avons promis ; nous l’avons fait.
Nous ne l’avions pas promis, mais nous avons instauré un programme d’accession à la propriété à taux fixe de 3 % : aujourd’hui, en Europe, ce sont les jeunes en Hongrie qui peuvent le plus facilement accéder à leur propre logement. Nous ne l’avions pas promis, mais nous avons introduit une 14e mensualité de retraite. La première tranche a peut-être déjà été versée, en même temps que la 13e mensualité. Nous ne l’avions pas promis, mais nous avons augmenté le salaire minimum de 11 %. Car qui oserait s’engager à faire cela avec une croissance économique inférieure à 1 % ? Mais le Hongrois est ainsi fait : il commence par résoudre le problème, et ensuite seulement il l’explique. Après tout, en politique, rien n’est impossible ; il y a seulement des choses que nous n’avons pas encore essayées assez de fois.
Mes amis, le gouvernement national est un gouvernement à la Old Spice : une preuve, pas une promesse. Ce que nous promettons, nous le faisons ; et il en sera ainsi durant les quatre prochaines années. La gauche aime se moquer de nous, prétendant que notre programme se résume à une seule chose : continuer. C’est vrai. Nous menons des programmes de long terme, sur plusieurs années, et nous voulons les mener à leur terme. Nous voulons que chaque Hongrois en âge de travailler puisse avoir un emploi. Nous avons déjà créé un million d’emplois. Aujourd’hui, 4,7 millions de personnes travaillent. Mais nous voulons atteindre les cinq millions, ce qui signifie encore 300 000 nouveaux emplois. Et nous les créerons. Depuis quinze ans, nous poursuivons notre programme d’augmentation des salaires : le salaire minimum a été multiplié par quatre et demi, le salaire moyen par quatre. Mais nous irons plus loin encore, et nous voulons atteindre un salaire moyen d’un million de forints. Nous mènerons jusqu’au bout le prêt immobilier à taux fixe de 3 % pour l’achat d’un premier logement, jusqu’à ce que chaque jeune puisse avoir son propre foyer. Nous déploierons pleinement l’exonération fiscale des mères ayant des enfants d’ici 2029. Nous instaurerons entièrement la 14e mensualité de retraite. Quiconque a déjà vu fonctionner un gouvernement sait que mener tout cela à bien au cours des quatre prochaines années représente déjà une tâche immense. Voilà notre programme.
En matière de programme, notre adversaire a proposé une innovation. Je suis un vieux cheval de bataille, mais même moi, je n’avais encore jamais vu cela. Ils ont annoncé à l’avance qu’ils allaient mentir. Ils ont déclaré en face au pays qu’ils ne diraient pas la vérité, parce qu’alors ils échoueraient et ne gagneraient jamais d’élections. Formidable ! La dernière fois que quelqu’un a annoncé à l’avance qu’il allait tricher, c’était le magicien Rodolfo. Nous pensions que cela n’était possible qu’au cirque. Je vous préviens : je ne révélerai pas mon véritable plan, donc je vais mentir. Et lorsque l’on m’attrapera en train de mentir, je dirai : vous voyez, je dis la vérité, puisque j’avais honnêtement annoncé à l’avance que je mentirais ! Pas étonnant que même Gyurcsány ait pris sa retraite… Car reconnaissons-le : ici, le « matin, midi et soir » ne suffit plus. Même lui ne pourrait rivaliser. Eh bien, Mes Amis, voilà où nous en sommes dans la compétition des programmes.
Et alors, que pouvons-nous dire de 2026 ? Je regarde les résultats de l’élection partielle de Balmazújváros. Il n’y aura pas d’autre scrutin partiel d’une telle importance d’ici avril. Nous avons gagné ! Selon la presse libérale de gauche, cependant, cette élection ne compte en réalité pas, et serait même mauvaise pour nous. Qu’auraient-ils écrit si nous avions perdu ? Il est vrai qu’ils ont déjà eu l’audace d’écrire que la victoire de notre ami en Amérique était une mauvaise nouvelle pour nous. Quoi qu’il en soit, je vous le promets dès maintenant : lorsque, dans deux mois, nous remporterons aussi les élections nationales, nous accueillerons avec une sereine bonne humeur les articles expliquant que cette victoire aussi est en réalité une défaite.
Mesdames et Messieurs,
Je sillonne déjà le pays depuis des semaines. Il est évident que, sur toutes les grandes questions de civilisation, les citoyens sont de notre côté. Ils ne veulent pas de migration. Ils ne veulent pas de guerre. Ils ne veulent pas envoyer leur argent en Ukraine. Et ils jugent inconcevable que l’éducation de nos enfants soit confiée à quelqu’un qui estime qu’il est bon de leur lire, le soir avant de dormir, un conte du Beau au bois dormant racontant l’amour de deux princes. Mes amis, cela, en Hongrie, ne peut tout simplement pas arriver !
Au fil de mes déplacements, je vois aussi que les travailleurs sont avec nous : cette immense majorité qui se lève tôt le matin, travaille toute la journée, élève ses enfants après le travail, prend soin de ses parents et maintient sa famille unie. Je vois que les personnes âgées sont avec nous : celles qui ont travaillé toute leur vie et savent que l’avenir ne peut être bâti que sur le travail. Elles souhaitent que les jeunes poursuivent leur œuvre, et ne veulent pas que des aventuriers dépêchés depuis Bruxelles dispersent ce qu’elles ont construit. Et de très nombreux jeunes sont aussi avec nous. Bien plus nombreux qu’on ne le pense. La plupart ne se contentent pas d’une rébellion de façade consistant à hurler « Fidesz tout pourri ! » dans les soirées. Bien sûr, il y en a aussi, des bravaches et des révolutionnaires de salon, il y en avait déjà de mon temps. Mais je rencontre quantité de jeunes qui aiment réellement leur patrie, qui réfléchissent sérieusement à leur avenir et qui assument la véritable rébellion : celle qui consiste à résister aux instructions absurdes venues de Bruxelles, aux réseaux internationaux et au grand capital. Ces jeunes sont avec nous. Je crois qu’ils sont les plus nombreux. À eux, nous disons : venez, et combattez pour votre patrie !
Mesdames et Messieurs,
Avant toute bataille, il est sage de passer les troupes en revue. Le capitaine Bölöni le sait : avant le match, il faut regarder autour de soi dans le vestiaire. Où en sommes-nous ? Et où en sont nos adversaires ? Je dois dire que nous avons fière allure. Partout où je me rends dans le pays, qu’il s’agisse d’un rassemblement anti-guerre ou de toute autre réunion, je rencontre des gens déterminés, de bonne humeur et pleins d’entrain. Je ressens à la fois la force et la sérénité. C’est une communauté sereine et forte, la plus forte communauté politique d’Europe, dans laquelle je vois la détermination et la volonté. Cette communauté veut gagner les élections, et elle les gagnera ! Que vois-je lorsque j’observe nos adversaires ? De la colère. De la rage. De la haine. De l’amertume. Le contraste ne pourrait être plus frappant. Mais on ne bâtit pas une communauté sur la haine, l’esprit de vengeance, la colère ou des ambitions frustrées. Qui voudrait d’un tel gouvernement ? Nos adversaires en sont arrivés à recruter des criminels notoires en bandes organisées et à les envoyer perturber les rassemblements du Fidesz.
Mes Amis,
Avant la démocratie, ceux qui n’étaient pas d’accord se fracassaient le crâne. L’essence de la démocratie, c’est que l’on ne fracasse pas les têtes : on les compte. Ne laissons pas la Tisza nous ramener au monde de la loi du plus fort. La Hongrie mérite mieux que cela ! Une communauté, une communauté nationale, ne peut se construire que par l’amour et l’unité, et cela fait des décennies que nous œuvrons ainsi. Foi, espérance, amour, comme il est écrit, et le plus grand des trois, c’est l’amour. Aussi haineux que soit notre adversaire, nous continuerons à croire dans la force de l’amour et de l’unité. Que cela soit notre fil conducteur durant la campagne électorale !
Mesdames et Messieurs,
Nous savions déjà que nos véritables adversaires ne sont pas les partis d’opposition hongrois. Ce n’est ni le parti Tisza, ni la DK. Nos adversaires, ce sont leurs maîtres bruxellois. La DK a depuis longtemps vendu son âme et brandit le drapeau des États-Unis d’Europe, c’est-à-dire de l’empire bruxellois. Cela n’étonne personne. S’il le faut, le marteau et la faucille soviétiques ; s’il le faut, les étoiles de l’Union européenne. Des labanczs de naissance : ils ont toujours imaginé l’avenir de la Hongrie sous l’aisselle de quelqu’un d’autre. Le parti Tisza est une pure création bruxelloise. Là-bas, tout le monde le sait. Le Fidesz a quitté le Parti populaire européen parce qu’il n’a pas cédé aux Allemands qui exigeaient l’accueil des migrants, menés par Herr Weber. Les Allemands savent qu’ils ne peuvent pas rester sans parti hongrois. Après que le KDNP a également dit non, merci à lui, ils ont créé un nouveau parti. Oui, le parti Tisza a été fondée par les Allemands, sous la direction de Herr Weber et avec Ursula von der Leyen comme marraine. À Bruxelles, tout cela est considéré comme normal. Là-bas, on procède ainsi : il faut bien quelqu’un en Hongrie qui ne dise jamais non aux ordres bruxellois. Ce n’est pas nouveau ; c’était déjà le cas lors des élections européennes de 2024.
Ce qui est nouveau, c’est que le grand capital international est entré ouvertement dans l’arène. Jusqu’ici, il travaillait en coulisses. Désormais, il agit au grand jour. Il est monté sur scène, sous les projecteurs. Plus de masque, plus de costume. Voici devant nous la puissance financière internationale, nue et assumée. Eux aussi savent que l’enjeu est immense. Il est clair comme le jour qu’en Hongrie, le secteur pétrolier, le monde bancaire et l’élite bruxelloise se préparent à former un gouvernement. Mes Amis, l’heure devient grave. Il est temps pour la Hongrie de se réveiller et de prendre au sérieux, très au sérieux, ce que le grand capital international prépare dans notre pays. Car la gauche, qui opère désormais sous le nom de Tisza Sàrl et qui a déjà été gavée de milliards, les représente à nouveau. Elle a conclu un accord avec eux. Elle sera leur avant-poste et l’exécutante de leurs attentes. C’est pourquoi ils ont conclu un accord avec Shell. Et avec l’Erste Bank. Shell, avec les autres acteurs du secteur énergétique, veut simplement récupérer son argent. L’Erste et les banques veulent la même chose. Bruxelles, quant à elle, réclame sa part ; pour la donner à l’Ukraine. Encore une fois, tout tourne autour de l’argent. De notre argent. Shell, l’Erste et Bruxelles forment une alliance de guerre. Ce sont eux qui profitent du sang versé. Ce sont eux qui ont intérêt à la poursuite des combats. Ce sont les percepteurs de la mort. Les chiens de la guerre. Bien sûr, eux ne participent pas aux combats. Pour cela, il y a les Ukrainiens et, le cas échéant, les peuples voisins d’Europe centrale. De loin, confortablement installés, ils regardent sur leurs écrans des villes s’effondrer, tandis que la destruction, la tragédie et les souffrances de millions d’innocents et d’impuissants viennent grossir leur fortune. Il est temps de parler ouvertement. L’un des grands gagnants de la guerre, c’est Shell. Des dizaines de milliards de dollars gagnés grâce à la guerre et aux sanctions contre la Russie. Leur objectif est de nous couper, nous aussi, du pétrole et du gaz russes, d’augmenter les prix et de multiplier leurs profits en Hongrie. Peu leur importe si les ménages et les entreprises hongroises en sont brisés. Aujourd’hui, les Hongrois paient en moyenne 250 000 forints par an pour leurs charges énergétiques. En Pologne, c’est 800 000. En Tchéquie, un million. Voilà l’avenir que Shell nous réserve. C’est pourquoi ils ont délégué leur propre représentant dans le gouvernement qu’ils espèrent voir naître. Je note au passage que les mouvements et partis écologistes et alternatifs hongrois poussent eux aussi la charrette de la Tisza — et donc de Shell — révélant ainsi la véritable nature des pseudo-écologistes hongrois et la détresse des véritables écologistes. Les objectifs des banques internationales ne sont pas davantage un mystère. Sous le gouvernement Gyurcsány, elles menaient une vie dorée. Mais le gouvernement national les a mises à contribution : il leur a imposé de lourdes taxes. Elles en ont assez de nous. Assez du gouvernement national. Assez d’une gouvernance favorable au peuple. Elles veulent simplement récupérer leur argent. C’est pourquoi, aux côtés de Shell, l’Erste a elle aussi délégué un candidat ministre dans le gouvernement qu’ils espèrent former.
Mesdames et Messieurs,
Les banques internationales gagnent aussi sur la guerre, comme elles ont toujours gagné. Bruxelles soutient l’Ukraine, mais n’a pas d’argent. Alors elle emprunte aux banques, et ce sont les États membres qui rembourseront. Chaque mois, 35 000 personnes meurent ou sont mutilées. Cela fait 400 000 par an. Cela n’intéresse pas les banques. Pourvu que la caisse tourne, que les intérêts soient payés, et que l’argent rentre. Ils nourrissent les malheureux Européens en leur disant que leur argent sert une noble cause, alors qu’il ne fait que remplir les coffres-forts de multinationales occidentales. Dernièrement, Bruxelles a contracté un emprunt de 90 milliards d’euros pour l’envoyer en Ukraine. Les banques ont fait la queue avec enthousiasme : les garanties des États membres sont là. La Hongrie a réussi à s’en sortir, mais au prix de graves conflits. Merci à vous d’être restés à mes côtés pour que nous restions en dehors de cette folie ! Maintenant, regardons les chiffres qui expliquent pourquoi ils veulent renverser le gouvernement national, et ce que Shell et l’Erste viennent faire ici.
Chers Amis,
Je vais maintenant parler autrement. Je vais vous présenter des faits dont je ne parle pas d’ordinaire, et certainement pas avec une telle franchise. Des faits que je n’expose pas habituellement de manière aussi crue. Mais j’espère ainsi répondre à la question, souvent posée avec incompréhension : d’où vient l’argent ? Comment la Hongrie peut-elle financer la politique familiale la plus généreuse d’Europe ? Comment peut-elle financer la baisse des charges énergétiques ? Comment peut-elle financer la 13e et la 14e mensualité de retraite ? Les nouvelles usines ? La reconstruction des bâtiments historiques de Budapest, voire de quartiers entiers ? Le Programme Villages hongrois ? Les prêts étudiants ? Les prêts aux travailleurs ? Le prêt à taux fixe de 3 % pour le premier logement ? D’où vient cet argent ? Eh bien, entre 2010 et 2025, sur trois secteurs économiques, les banques, les entreprises énergétiques et les chaînes commerciales, nous avons prélevé, par différents moyens, un total de 14 956 milliards de forints. 14 956 milliards de forints ! Selon nos plans, en 2026, nous en prélèverons encore 1 922 milliards. Cela, nous l’appelons poliment « responsabilité sociale », ou encore « participation aux charges publiques ». Ils ne sont pas ruinés, ils ont même très bien gagné leur vie., Mais s’il n’y avait pas un gouvernement Fidesz, ils auraient aujourd’hui 14 956 milliards de forints de plus dans leurs poches. Est-il étonnant qu’ils grincent des dents ? Leur premier objectif est d’empêcher qu’en 2026 nous prélevions sur eux les 1 922 milliards de forints qui sont dus. Et s’ils y parviennent, ils commenceront à récupérer les 14 956 milliards que nous leur avons déjà pris, pour les donner au peuple hongrois. Voilà de quoi il s’agit ! Si nous laissons la coalition Tisza–Bruxelles–grand capital arriver au pouvoir, ils dépouilleront les familles hongroises. Le parti Tisza pourra donner libre cours à ses ambitions politiques. Le grand capital récupérera son argent. Bruxelles pourra envoyer l’argent des Hongrois en Ukraine, et pousser l’Ukraine dans l’Union européenne. Ils ont raison lorsqu’ils disent qu’ils préparent un changement de régime. À la place d’un gouvernement national soutenant les familles hongroises viendrait le système bruxellois. Baisse des charges énergétiques, politique familiale, accès au logement : tout cela disparaîtrait.
Chers Amis, Mesdames et Messieurs,
Ce sentiment de déjà-vu n’est pas un hasard. Nous avons déjà vécu cela. Ce film, nous l’avons déjà vu. Cela est déjà arrivé à la Hongrie. En 2002 déjà, nous avions dit : si les socialistes gagnent les élections, ce sera le grand capital et la finance qui formeront le gouvernement, et ils prendront tout. La moitié du pays, hélas, ne nous a pas écoutés. Nous en avons payé le prix fort. Le pays tout entier, chaque famille, en a souffert pendant huit longues années. Nous l’avions dit : ils se préparent à augmenter le prix du gaz. Ils l’ont nié, en face, droit dans les yeux : exactement comme le font aujourd’hui les partisans du Tisza. Ils ont augmenté le prix du gaz à quinze reprises au cours de ces huit années pénibles ! Ils avaient aussi promis de poursuivre ce qui fonctionnait : les aides au logement, le plan Széchenyi. Cela aussi est familier. Un an plus tard, il n’y avait plus ni prêt au logement, ni plan Széchenyi. Et peu leur importait que les familles hongroises soient brisées par des factures énergétiques impossibles à payer. Sont venus l’appauvrissement, l’endettement, le chômage, la misère, puis la faillite. Il en est ainsi, Chers Amis : le Hongrois s’habitue vite au bien, mais il n’aime pas se souvenir du mal. Notre peuple est sage ! C’est une vieille histoire. Dante, oui, Dante lui-même, l’a écrit à notre sujet il y a plus de sept cents ans. En effet, il nous a consacré quelques lignes dans La Divine Comédie. Les voici : « Ô heureuse Hongrie ! Pourvu qu’elle ne se laisse plus égarer. » Je vous le dis, cher Maître : nous y veillons.
Mesdames et Messieurs,
Comme si le grand capital ne suffisait pas, voilà que la guerre nous tombe encore dessus. Tenez, voilà pour vous le boiteux : une bosse en prime ! L’Europe a décidé qu’elle entrerait en guerre d’ici 2030. Elle ne le souhaite pas. Elle ne l’envisage pas. Elle l’a décidé. L’élection d’avril sera la dernière élection hongroise avant la guerre. Il appartiendra au prochain gouvernement de décider de la guerre ou de la paix. Bruxelles a décidé que les Russes seraient vaincus sur le territoire ukrainien. Partout, sauf en Hongrie et en Slovaquie, on se prépare à la guerre. Dans neuf pays, le service militaire obligatoire a déjà été rétabli. Dans certains, il a même été étendu aux femmes. On envoie des guides aux citoyens pour leur expliquer quoi faire en cas de guerre. Les dépenses militaires ont explosé. On signe des accords pour l’envoi futur de troupes en Ukraine. Jusqu’à présent, Bruxelles a dépensé près de 200 milliards d’euros pour la guerre en Ukraine. En décembre, un nouvel emprunt de 90 milliards d’euros. Et l’Ukraine continue d’engloutir l’argent. Elle réclame désormais 800 milliards pour son fonctionnement et 700 milliards pour son armée. Pendant que personne ne sait répondre à une question pourtant simple : comment vaincre une puissance nucléaire sans qu’elle n’utilise l’arme atomique ? Ce que font l’Europe et Bruxelles est d’une irresponsabilité colossale. Mes amis, nous savons ce qu’est une guerre dans ces régions. Nous y avons déjà été entraînés. Dans le coude du Don, des garçons hongrois sont morts pour des objectifs étrangers, sous des ordres étrangers, sur une terre étrangère. Une fois a suffi. Tant qu’il y aura un gouvernement national, nous n’enverrons pas d’armes, ils ne prendront pas notre argent, et ils n’emmèneront pas nos jeunes en Ukraine. Non, non et non !
Mesdames et Messieurs,
Notre communauté n’est pas simplement un rassemblement politique ; c’est une communauté nationale de vocation. La vocation, on ne se l’invente pas. On la reconnaît. La vocation ne signifie pas que l’on veut quelque chose. Son essence même est que l’on ne peut pas ne pas le vouloir. La vocation, c’est ce que l’on fait même lorsque personne ne vous paie, lorsque personne ne vous applaudit, lorsque personne ne vous le demande. Notre vocation est de préserver l’indépendance et la souveraineté de la Hongrie. Une préservation non pas muséale, mais vivante, respirante, agissante — pour la transmettre à nos enfants, et eux à leurs enfants. Autrefois, toute l’Europe était ainsi. Elle pensait ainsi. Mais aujourd’hui, ce qui se trouve à l’ouest d’ici est autre chose que notre monde. Un mélange confus, un désordre, une incertitude, quelque chose de sans âme, quelque chose en ébullition, dont nul ne sait ce qui en sortira. Chez nous, il y a l’ordre et la sécurité. La Hongrie est le pays le plus sûr d’Europe. Une tranquillité confiante, un monde hongrois qui nous ressemble, dans lequel nous nous sentons chez nous, et dont nous sommes fiers. Nous voulons que cela reste ainsi. C’est pourquoi l’alliance Fidesz–KDNP est le choix sûr !
Mesdames et Messieurs,
Enfin, parlons entre nous : que sommes-nous venus chercher ici ? Nous ne sommes pas entrés en politique pour devenir premiers ministres, ministres ou quelque potentat que ce soit. Il y a bien, bien des années, nous avons voulu rassembler des amis, des compagnons de lutte, des camarades, pour mobiliser toute une nation, afin de changer ensemble le destin de la Hongrie. Après les guerres perdues, après les batailles et les conflits perdus, nos adversaires nous destinaient à être petits et pauvres. Pendant des décennies, on nous a appris à être faibles et perdants. À nous résigner à notre sort. Eh bien non ! Nous sommes venus, et nous appelons chacun à nous rejoindre, pour que la Hongrie redevienne un grand pays, un pays prospère. Nous avons beaucoup travaillé, et nous avançons bien. Mais ce travail n’est pas achevé. Voilà pourquoi nous devons gagner les élections d’avril, et voilà pourquoi nous les gagnerons. L’année 2026 sera l’année de la victoire. L’année de la victoire pour les familles, pour la droite, pour le Fidesz. L’année de la victoire pour la Hongrie.
Que Dieu veille sur nous tous, et que la Hongrie passe avant tout. Allez la Hongrie, allez les Hongrois !