Monsieur le Président de la République, Madame, son épouse, Je salue nos compatriotes hongrois vivant au-delà de nos frontières. Vous le savez : seul l’État a des frontières ; la nation, elle, n’en a pas. Chers participants du Congrès, Chers Amis,
Le congrès d’aujourd’hui est un congrès d’investiture. Aujourd’hui, se présentent au grand jour des femmes et des hommes courageux, prêts à se battre pour gagner la confiance des Hongrois, et déterminés, après la victoire, à soutenir pendant quatre ans le gouvernement de la Hongrie. Pendant quatre ans, ils assumeront la responsabilité des décisions concernant les affaires les plus essentielles de notre pays. Ils s’engagent à défendre sans faillir, et à diriger avec fermeté, une Hongrie indépendante et libre. Vivat, vivat, vivat ! Aujourd’hui, nous présentons nos candidates et nos candidats ; puis, d’ici au 20 février, la liste Fidesz–KDNP et sa tête de liste. Permettez-moi, en guise d’introduction, de dire une chose toute simple : après vingt années passées à la tête du gouvernement, je suis toujours prêt à accomplir cette mission. Prêt, parce que, une fois encore, je suis au meilleur âge. Mieux encore ! À présent, ouvrons une parenthèse internationale. Le président des États-Unis fête cette année ses quatre-vingts ans ; le président russe, ses soixante-quatorze ; le président chinois, ses soixante-treize ; le président turc, ses soixante-douze. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’après vingt années passées à gouverner, je me sente encore novice. Qu’on m’envoie le lion : je suis prêt à affronter tous les défis !
Mes Amis,
Devant vous se tient, et se trouve pari nous l’équipe des vainqueurs. C’est avec respect que je salue, et avec fierté que je présente aux électeurs hongrois, les 106 candidates et candidats du Fidesz–KDNP investis dans les circonscriptions uninominales. Je vous demande de vous lever, afin que nous puissions vous applaudir ! On ne change pas une équipe qui gagne ! Une sagesse rabâchée jusqu’à l’usure. Mais celui qui l’a formulée savait-il – pouvait-il savoir – ce que nous savons ? A-t-il vu ce que nous avons vu ? A-t-il vu remporter quatre élections législatives consécutives, chacune avec une majorité des deux tiers ? Gagner toutes les élections municipales pendant vingt ans ? Triompher à toutes les élections au Parlement européen depuis notre adhésion à l’Union ? Non, il n’a rien vu de tel. Car personne, en dehors de nous, n’en a jamais été capable. Et cela ne changera pas de sitôt. Si tant est que cela change un jour. Aujourd’hui, nous lançons la campagne électorale avec 65 candidats sortants et 41 nouveaux candidats. Plutôt que de m’en remettre au principe selon lequel on ne change pas une équipe qui gagne, je crois davantage à ceci : « l’Église doit toujours être réformée », car au Fidesz, il n’y a qu’une chose meilleure que le Fidesz : un Fidesz renouvelé. Nos candidates et nos candidats sont des femmes et des hommes calmes, sûrs d’eux, expérimentés. Exactement ceux dont la Hongrie a besoin aujourd’hui pour vivre dans la paix et la sécurité.
Mesdames et Messieurs les délégués,
Au nom de nous tous, je tiens à remercier nos compagnons de lutte éprouvés qui ont choisi de ne plus se représenter pour un nouveau mandat individuel. Tous ont accepté de transmettre leur savoir et leur expérience à la jeune génération appelée à leur succéder, et de les accompagner activement durant la campagne. Merci à eux ! C’est ainsi qu’ils garantissent, et avec eux, je le garantis moi-même, que tous nos candidats incarnent les mêmes vertus, les mêmes idées, les mêmes principes de vie, la même exigence d’une vie productive, celles-là mêmes qui ont fait le succès de la Hongrie et qui nous ont, nous aussi, conduits à un succès sans précédent.
Chers participants du Congrès,
Prévisibilité, sécurité, expérience. Au sein du Fidesz, le renouvellement générationnel se fait de manière ordonnée, réfléchie et consensuelle. Chacun connaît sa place, mesure son rôle, et peut accomplir sa mission avec assurance. Celui qui appartient à notre communauté peut être certain qu’elle comptera toujours sur lui, et qu’il pourra, lui aussi, toujours compter sur elle. S’il existe quelque chose que l’on pourrait appeler une « qualité Fidesz », alors elle porte un nom : la camaraderie. Instaurer une culture de la camaraderie, l’entretenir en permanence, est la responsabilité de tout président de parti : c’est de ce succès-là que je suis le plus fier. L’exception confirme la règle… Mais pourquoi la camaraderie est-elle si importante dans un parti politique ? Parce que seule une force politique capable de créer l’unité en son sein peut créer l’unité nationale. Une poignée de vingt-six personnes, ou une gauche qui se disloque à la manière du MSZP et du DK, n’a aucune chance de bâtir la cohésion et l’unité du pays. On peut se moquer de la politique de coopération nationale, on peut ironiser sur le « NER » [système de coopération nationale], mais dans la vie d’une nation, rien n’est plus important que l’unité. Rien n’est plus important que la foi commune dans l’avenir de la nation ; autrement dit, l’unité nationale. Et aujourd’hui, mes amis, seul le Fidesz–KDNP est en mesure de l’offrir à la Hongrie. Et, chers amis, la camaraderie rend possible la sincérité, et la sincérité rend possible une parole claire, compréhensible et droite. La parole sincère et directe est devenue une chose rare dans le monde d’aujourd’hui. En effet, quelque chose a changé dans le monde. Nous ne savons pas encore si ce changement est irréversible ou s’il peut être corrigé, mais nous voyons tous que la direction prise n’est pas la bonne. La légèreté et l’irresponsabilité gagnent du terrain. On peut mentir sur tout et n’importe quoi, sans ordre ni limite. Avec la numérisation, les fausses informations, la tromperie et la fraude se propagent plus vite que jamais. La politique hongroise n’échappe pas à ce phénomène. Sans aucune conséquence, quelqu’un peut jurer qu’il ne prendra pas son mandat parlementaire, puis le prendre quand même. Sans aucune conséquence, promettre la suppression de l’immunité parlementaire, puis, lorsqu’il est acculé, se réfugier derrière cette même immunité. Reconnaître porter une arme là où cela est interdit, puis le nier. Plaider en direct pour une hausse d’impôts à plusieurs taux, puis le renier ensuite. La phrase clé, celle qui résume tout et qui dresse un véritable portrait de notre époque, est la suivante : « Nous ne dirons pas tout, parce que sinon nous perdrons. »
Chers Amis,
Ce n’est pas notre monde. Et je suis convaincu que ce n’est pas non plus celui des Hongrois. Peut-être que, dans la démocratie libérale, le mensonge est devenu une habitude ; chez nous, il ne le deviendra jamais. Peut-être qu’à Bruxelles et dans l’Occident libéral, tromper les gens est chose courante ; chez nous, patriotes, c’est inacceptable, et même une faute politique capitale. Parler avec sincérité et sérieux, c’est en soi une marque de respect. Le mensonge, le retournement de veste, la dissimulation des véritables intentions et des projets, le « nous ne vous dirons pas ce que nous préparons », tout cela relève en réalité de la désinvolture, du mépris, de l’arrogance, et revient à prendre les citoyens pour des imbéciles.
Mes Amis,
Notre monde à nous, c’est celui de la parole droite, de l’argumentation fondée sur les faits et du raisonnement rigoureux. Soyons fiers d’être le seul gouvernement de tout le monde occidental à avoir demandé l’avis des citoyens sur la migration, la protection de l’enfance, la baisse des charges énergétiques et la guerre. Seule une parole honnête et sérieuse peut donner la confiance nécessaire à une gouvernance calme, posée et équilibrée. Je vous le demande : restons fidèles à cette ligne tout au long de la campagne. Le meilleur allié d’un bon gouvernement, c’est la réalité. Et la réalité, c’est que nous avons promis une économie fondée sur le travail, et nous l’avons réalisée : nous avons créé un million d’emplois. La réalité, c’est que nous avons porté le salaire minimum de 73 000 forints à 323 000, et le salaire moyen de 202 000 à 700 000 forints. Et la réalité, c’est aussi que, dans les prochaines années de gouvernement, nous atteindrons un salaire moyen d’un million de forints et un salaire minimum de mille euros. La réalité, c’est que nous avons promis une société fondée sur la famille, que nous avons protégé les enfants hongrois contre les dérives de l’idéologie du genre, et que nous avons mis en place le premier système fiscal véritablement favorable aux familles en Europe. Aujourd’hui encore, on vient l’admirer de partout. C’est la réalité qui donne le calme, la sérénité, et une gouvernance sûre, fondée sur l’expérience et la maîtrise. C’est précisément de cette assurance tranquille dont la Hongrie a aujourd’hui le plus grand besoin. Pas de cabrioles ! Ce n’est pas le moment des expérimentations hasardeuses ni des rêveurs lunatiques. Nous vivons une époque de dangers. Une vie paisible, sûre et prévisible ne peut être garantie aux nations que par des gouvernements fidèles à leur parole, loyaux et expérimentés. C’est pourquoi, lors de la prochaine élection, il ne suffira pas de vaincre nos adversaires politiques. Eux aussi, bien sûr. Et de préférence largement. Mais, en réalité, il nous faudra remporter une victoire sur le mensonge, la légèreté, le cynisme, la dissimulation, l’esprit de soumission, et sur tous ceux qui les incarnent dans notre pays. Cela représente, pour chacune et chacun de nos 106 candidats dans les circonscriptions, une immense responsabilité personnelle et un travail considérable. Je vous souhaite beaucoup de succès, et bonne chance à tous.
Chers participants du Congrès,
J’ai rencontré chacun des 106 candidats, et je me suis accordé avec chacun d’entre eux. C’est une équipe solide. Une équipe composée de 106 candidats triés sur le volet, incarnant un niveau d’excellence élevé. Une équipe dans laquelle je pourrais, dès demain, former non pas un, mais deux gouvernements complets. Ce qui frappe le plus, contrairement à nos adversaires, c’est qu’ils ont des cordes vocales intactes. Ils ont une voix. Nos candidats ont tout ce qu’il faut : une voix, une opinion, une position, des convictions et un programme. Et ils n’ont pas peur d’en parler. Nous ne nous dissimulons pas, nous ne nous dérobons pas ; nous faisons face, avec fierté, au peuple hongrois, pour lui demander un nouveau mandat de quatre ans. Nous ne méprisons personne et nous n’oublions personne : pour nous, chaque citoyen compte.
Mesdames et Messieurs les Candidats, Chers Amis,
Vous devez parler avec tout le monde, comme lors des Lázár-infó : avec tout le monde, de tout, partout et en toutes circonstances. Je vous demande instamment, entre autres, de parler de la guerre, de la migration et du danger que représente l’idéologie du genre. Ces sujets peuvent sembler éloignés les uns des autres, mais ils ont un point commun essentiel : ils sont irréversibles. Une fois l’erreur commise, on ne peut plus la corriger. On ne peut jamais revenir au point de départ, à la situation d’avant la mauvaise décision. La migration, nous la connaissons. Nous en avons une expérience tangible. Nous la voyons juste à côté de nous, en Autriche, puis au-delà, dans tous les pays d’Europe occidentale. Une fois que vous avez laissé entrer les migrants, une fois que vous avez cédé à leur invasion, vous ne pouvez plus revenir à la situation antérieure. Même si les électeurs finissent par reconnaître leur erreur et élisent un gouvernement national, de droite, opposé à l’immigration. Regardez l’Italie ! Une Première ministre remarquable : et pourtant, malgré toute leur volonté, il est impossible de transformer à nouveau un pays d’immigration en un pays qui ne l’est pas. On peut faire de la soupe de poisson à partir du poisson ; l’inverse est impossible. Celui qui les a laissés entrer ne peut plus décider que des modalités de la cohabitation ; le mal, à sa racine, ne peut plus être guéri. C’est ainsi que nos amis d’Europe occidentale sont devenus, de manière irréversible, des pays d’immigration. Même nous ne pouvons plus les aider ; tout au plus pouvons-nous compatir. Et leur situation ne cesse de se détériorer. Bruxelles met en œuvre son plan avec implacabilité : transformer en pays d’immigration tous ceux qui ne se révoltent pas. Les bureaucrates bruxellois ne veulent pas arrêter l’immigration, mais la réguler. Bruxelles est l’ennemi de la civilisation chrétienne européenne. Les choses sont exactement telles que les décrit aujourd’hui la stratégie de sécurité nationale américaine : l’Europe perd ses racines civilisationnelles. Mais les Américains se trompent sur un point, peut-être le plus important. L’Europe occidentale ne perd pas la civilisation européenne classique et chrétienne : elle y renonce. Pire encore : elle la remplace ! Mais du cœur des peuples européens, il n’a pas été possible d’extirper ni Jésus-Christ, ni l’amour de la patrie, ni les instincts vitaux qui poussent à protéger leurs enfants. Autrement dit, du point de vue des libéraux, la majorité des Européens autochtones est sans espoir, car inrééducable. Même s’ils parviennent à les « corriger », ce ne sera que temporaire. Ils reviennent sans cesse vers l’enseignement chrétien, l’amour de la patrie se rallume en eux, et ils refusent que leurs enfants soient traités comme des cobayes d’expériences de genre. Des récidivistes. Oui, nous autres, Européens autochtones de ce genre-là, sommes des récidivistes. Nous sommes incorrigibles, impossibles à corriger, donc inutiles, et même dangereux à leurs yeux. Il faut nous neutraliser. La concentration est trop forte : il faut diluer. Et si cela ne suffit pas, alors il faut nous remplacer. Pas à pas, en niant l’objectif final, en présentant comme inévitable ce qui est en réalité organisé et dirigé par eux.
Mes Amis,
L’élite libérale européenne utilise la bureaucratie bruxelloise, le droit européen et les juges de Luxembourg pour briser la résistance des pays qui se sont soulevés. C’est pour cela qu’ils ont infligé à la Hongrie une amende d’un million d’euros par jour. Ils pensaient que c’était une somme que la Hongrie ne pourrait pas se permettre. Ils se sont trompés. Ils ont mal jugé les Hongrois. Ils ne savaient pas que nous faisons partie des meilleurs en mathématiques. Il est facile de calculer que le million d’euros quotidien payé pour préserver la civilisation chrétienne hongroise représente un coût bien moindre que ne le seraient les dépenses liées à une Hongrie transformée en pays d’immigration. Et encore, sans même prendre en compte tout ce qui ne se mesure pas en argent. De plus, la Hongrie récupérera également les sommes versées jusqu’ici au titre de ces amendes. À présent, dans une nouvelle manœuvre, ils ont imaginé le pacte migratoire. Ils exigent que nous construisions des camps capables d’accueillir des dizaines de milliers de migrants, et que nous acceptions immédiatement plusieurs centaines de migrants en provenance des pays occidentaux, des migrants qu’ils ont eux-mêmes laissés entrer. Le pacte migratoire est soutenu par le parti Tisza et par la DK ; ils en votent même régulièrement l’introduction accélérée au Parlement européen. L’un des enjeux majeurs de cette élection est donc de savoir si nous cédons à Bruxelles et faisons de la Hongrie un pays d’immigration, ou si nous poursuivons la rébellion et repoussons toutes les tentatives migratoires venues de Bruxelles, avec le parti Tisza et la DK compris. Pour ma part, je vous le propose de poursuivre la rébellion !
Chers Amis,
Celui qui ne vote pas pour le Fidesz vote pour la migration. La migration n’apporte pas seulement la violence : elle apporte aussi l’antisémitisme, un antisémitisme violent. Les familles juives quittent les pays d’Europe occidentale les unes après les autres. Lentement mais sûrement, la plus grande communauté juive d’Europe vit désormais en Hongrie. Si la communauté juive de Budapest est en sécurité aujourd’hui, c’est exclusivement parce que le gouvernement Fidesz–KDNP dirige le pays, et que nous la protégeons de ce que vivent les Juifs en Europe occidentale. En Hongrie, tolérance zéro face à l’antisémitisme, et sécurité pour tous. Nous savons qu’à Budapest existe une forte tradition libérale et de gauche, tandis que le Fidesz est un parti de droite, patriote. Mais les temps changent, et Budapest doit aussi le comprendre. Aujourd’hui, les partis libéraux et de gauche représentent un danger, et font peser une menace sur la communauté juive locale. Le Fidesz–KDNP est la seule force politique qui veuille et qui soit capable de garantir sa sécurité. C’est un accomplissement considérable pour un parti de droite, patriote. Soyons-en fiers !
Mesdames et Messieurs les Candidats,
Et je vous demande aussi de parler du danger de l’idéologie du genre qui menace depuis Bruxelles. Celui qui s’engage sur la voie bruxelloise doit aussi accepter la politique du genre. Là-bas, la famille devient une combinaison librement modulable ; quelqu’un peut avoir deux mères ; la Belle au bois dormant peut devenir Le Beau au bois dormant ; là-bas, il n’y aurait plus seulement des hommes et des femmes, mais aussi d’autres créatures étranges ; comme ils disent : le monde n’y serait plus binaire. Et c’est aussi ainsi qu’ils éduquent les enfants. Que vous le vouliez ou non, la propagande de ces dérives, la « sensibilisation », atteint tout le monde. À l’école, à la maternelle, dans les librairies. Ils reprogramment le cerveau des enfants et, en une seule génération, transforment le socle culturel des nations. Et cela, c’est irréversible. Cela ne peut pas se produire chez nous, et c’est précisément pour cela qu’il faut tenir les partis du type Tisza et DK à l’écart du pouvoir.
Chers Amis,
Beaucoup de choses sont sur la table : un changement d’ordre mondial, une élite bruxelloise déchue, des gouverneurs en devenir envoyés depuis Bruxelles, et des millions d’euros venus de l’étranger, convoyés depuis Bruxelles, aujourd’hui dans les poches de nos adversaires. Et pourtant, la situation est simple et claire comme le soleil. Deux voies s’ouvrent devant nous. En avril, la Hongrie dira oui à l’une, et non à l’autre. Il y a la voie hongroise, la voie de la paix. Et il y a la voie de Bruxelles, la voie de la guerre. Souvenez-vous : il est rare qu’une nation se voie offrir une décision aussi nette, aussi tranchée, dans des conditions aussi limpides, sur son propre destin. Mais cela correspond bien au tempérament hongrois, et cela convient parfaitement au Fidesz. Mieux encore : c’est peut-être là que nous sommes les meilleurs. Les communistes ou la liberté ? Le COMECON ou l’Union européenne ? Le Pacte de Varsovie ou l’OTAN ? Les migrants ou la sécurité ? Le genre ou la famille ? Et aujourd’hui, dans cette élection : la guerre ou la paix ?
Chers Délégués,
Le parti Tisza et la DK veulent basculer l’économie hongroise dans l’économie de guerre bruxelloise. L’économie de guerre n’est pas une plaisanterie. La guerre économique n’est pas un jeu d’enfant. Les lois de l’économie de guerre sont impitoyables. Quand on s’engage sur cette voie, on finit par tout sacrifier sur son autel. Et Bruxelles a pris sa décision. Les dirigeants européens ont pris leur décision. Ils vont à la guerre. Les historiens écriront un jour comment l’Europe a glissé vers la guerre. En tant que témoin direct, je me tiendrai moi aussi à leur disposition. Mais pour l’instant, nous devons nous concentrer sur les faits, sur les faits impitoyables d’aujourd’hui et de demain. Bruxelles veut faire la guerre sans en avoir les moyens. Jusqu’à présent, 180 milliards d’euros ont été dépensés, et voilà qu’un nouveau prêt de guerre de 90 milliards d’euros est accordé à l’Ukraine. Nous le savons : les Ukrainiens ne rembourseront jamais. Comment le pourraient-ils ? Nous en sommes maintenant à 270 milliards d’euros. Cet argent ne peut être récupéré que d’une seule manière : vaincre la Russie et lui imposer des réparations de guerre. C’est pour cela qu’ils s’enfoncent toujours plus dans la guerre. Ils courent après leur argent. La victoire – ou des sommes colossales jetées par les fenêtres ? Et l’essentiel de cet argent, eux-mêmes l’ont emprunté. S’ils ne parviennent pas à le récupérer par des réparations et des tributs de guerre russes, ils devront le prélever sur leurs propres forces, sur leur propre économie. Autrement dit, ils ont dépensé, ils ont consumé l’avenir de leurs propres enfants. Arrêtons-nous ici un instant !
Hé, jeunes Hongrois !
Si vous votez pour le parti Tisza ou pour la DK, vous votez contre votre propre avenir. Tisza et la DK exécuteront sans ciller les exigences de Bruxelles. N’oubliez pas que le chef de Tisza, c’est Manfred Weber, le plus grand va-t-en-guerre d’Europe. Le jeune qui vote pour le parti Tisza sabote son propre avenir et devra, toute sa vie, payer sa part du prêt de guerre accordé à l’Ukraine. Avec l’économie de guerre, vous mettez votre avenir en gage. Soyez vigilants et écoutez votre raison ! Rejoignez-nous ! Rejoignez-nous avant que Weber et Bruxelles ne vous enrôlent et ne vous envoient en Ukraine. Et si vous survivez, on vous fera payer pendant des décennies les intérêts des emprunts de guerre. Les jeunes Hongrois méritent un avenir bien meilleur que cela. Et vous ne pouvez vous permettre de le gâcher qu’une seule fois. Il n’y a pas de rattrapage possible. Parlons franchement : mon âge et ma responsabilité m’y autorisent. Si un gouvernement Tisza–DK s’aligne sur Bruxelles pour entrer en guerre et réorganise l’économie hongroise, alors, chers jeunes Hongrois, c’en est fini pour vous. Les jeunes ont tendance à croire que l’avenir ne peut être que meilleur que le présent. Parfois c’est vrai, parfois non. Nous aussi, nous avons renversé les communistes en pensant cela, et nous avons eu raison : c’était mieux, nous y avons gagné. Mais je me souviens aussi qu’en 2002, après notre premier gouvernement civique, beaucoup pensaient là encore que seul le meilleur pouvait arriver. Et ils ont eu Gyurcsány sur le dos. Effondrement économique, huit années perdues, puis ils nous ont rappelés. Ce serait bien, chers jeunes Hongrois, si vous pouviez vous épargner cette erreur aujourd’hui.
Mes Chers Amis,
Pendant ce temps, les Ukrainiens ont présenté leurs exigences pour les dix prochaines années : 800 milliards, en dollars. Et cela n’inclut ni les dépenses de sécurité ni les dépenses de guerre. Celles-ci seront présentées séparément, comme des postes additionnels. Bruxelles a, elle aussi, donné l’ordre : la Hongrie doit rejoindre l’économie de guerre européenne. Ils ont mis par écrit ce que Bruxelles exige de la Hongrie. Ils exigent la suppression des prêts immobiliers subventionnés, du CSOK [aide familiale à l’accession au logement] et des exonérations de droits. La suppression des 13ᵉ et 14ᵉ mois de pension. Le remplacement de l’impôt sur le revenu à taux unique et proportionnel par un système disproportionné, comme ils disent : progressif. La suppression des avantages fiscaux accordés aux familles. La fin de la réduction des factures d’énergie. La taxation des rendements des obligations d’État. La fermeture d’hôpitaux. La hausse de l’impôt sur les sociétés et la suppression du prêt préférentiel destiné aux travailleurs. Et tout cela pour pouvoir envoyer notre argent en Ukraine. Chez nous, on dit : je dois vous le dire, ou vous le montrer ? Gergely Karácsony ferait d’ailleurs mieux de pointer du doigt Bruxelles plutôt que nous, car ce sont précisément les habitants de Budapest qui perdraient le plus d’argent, c’est là qu’il y en a le plus. Pauvres Budapestois, jusqu’à quand allez-vous vous laisser tromper ? Envoyer de l’argent en Ukraine, c’est le verser dans un sac sans fond, sans même parler de la corruption. Sur ce point, je suis d’accord avec les Tchèques : « Qu’ils volent, mais pas chez nous ! » Tôt ou tard, Bruxelles devra elle aussi faire face à la réalité : ’Ukraine ne nous rend pas plus forts, elle nous affaiblit. Pire encore : si cela continue ainsi, elle ruinera l’économie européenne. Les Américains ont davantage de bon sens. Si Donald Trump avait été président en 2022, la guerre n’aurait même pas éclaté. Mais les démocrates sont arrivés ; ils ont entraîné les Européens dans la guerre, puis ils s’en sont retirés à temps. Celui qui fait la guerre doit payer. Eux disent merci : leurs calculs sont bons, ils s’en sortent. Les Américains peuvent se le permettre. Il y a là-bas un nouveau président, un président favorable à la paix. Pour les centaines de milliers de morts, les invalides de guerre, la cruauté et les destructions inimaginables, la responsabilité incombe à l’ancienne direction démocrate. En Europe, en revanche, ce sont toujours les mêmes dirigeants qui ont entraîné leurs pays dans la guerre. Ils ne veulent pas, ou ne peuvent pas, faire marche arrière. C’est à eux qu’il faudrait demander des comptes pour une guerre perdue et insensée. Nous en sommes maintenant au point où des accords écrits ont été conclus : ils sont prêts à envoyer des troupes et à les stationner sur le territoire ukrainien. Avec cette direction européenne, il est impossible de changer d’aiguillage, impossible de reculer, impossible de faire demi-tour dans cette impasse. Celui qui a un peu de bon sens, et nous en avons, ne s’engage pas sur cette voie de guerre. Celui qui a du bon sens ne transforme pas son pays en économie de guerre. Et nous en avons. Pourvu qu’il soit aussi à portée de main le jour de l’élection.
Chers participants du Congrès,
Notre devoir n’est pas de nous occuper de nos adversaires, mais de nous-mêmes et, en tant que parti au pouvoir, avant tout de notre pays. Cela dit, les règles de la bienséance exigent que nous consacrions quelques mots à nos adversaires. À mes yeux, le plan de Bruxelles a échoué en 2026 comme il avait déjà échoué en 2022. Ils pourraient finir par le comprendre : inutile de s’agiter, on ne renverse pas le gouvernement hongrois depuis Bruxelles. On ne le renverse pas, parce que nous ne faisons pas confiance aux étrangers, et que nous ne faisons pas confiance non plus aux candidats-gouverneurs qu’ils nous envoient. La réputation des Mihály Károlyi, si tant est qu’elle ait jamais existé, s’use très vite par ici. Ici, on comprend rapidement que tout ce jeu de société baptisé Tisza n’est rien d’autre qu’un reconditionnement de la gauche, un lifting de la gauche. En Hongrie, depuis Kálmán Latabár, tout le monde sait qu’un nouveau spectacle exige un nouvel homme ; un nouvel homme exige donc aussi un nouveau spectacle. Or ce que nous voyons aujourd’hui, c’est le vieux spectacle avec un homme neuf. Ici, sur les rives du Danube, cela ne se vend pas. Ce genre de pièce échoue toujours. Et à bien regarder, elle a déjà échoué. Quand quelqu’un commence à parler d’auto-attentat, de drones surgissant de nulle part et de fraude électorale, on peut être sûr d’une chose : il est déjà en train d’expliquer sa future défaite électorale. Et quand il faut en plus faire venir de Londres Bajnai, le « Gordon des austérités », alors là, c’est que la situation est vraiment critique de l’autre côté. Eh oui, tous les contes de fées ont une fin. C’est fini, circulez ! La fin est déjà écrite ; il ne reste plus que circuler, prendre la fuite. Courez donc jusqu’à Bruxelles : Papa Manfred papa et Maman Ursula sauront bien vous consoler !
Chers Amis,
Cela suffira sans doute à propos de nos adversaires ; parlons de choses plus sérieuses. Nous devons parler de politique internationale, car le monde dans lequel nous avons appris à vivre, à travailler et à progresser après 1990 n’existe plus. L’ordre international libéral se disloque sous nos yeux. Le président Donald Trump lui a porté le coup de grâce. Les bouleversements à venir apporteront recompositions, incertitudes et dangers. Voilà ce qui nous attend dans les années qui viennent. Les traités et les organisations internationales ne font plus autorité. Ce sont des lions édentés : ils rugissent encore bruyamment sur la savane, mais ne font plus fuir une seule antilope. Nous ne pouvons pas leur tourner le dos pour nous appuyer sur eux, ni compter sur leur aide lorsque viendra l’heure du besoin. Nous sommes entrés dans l’ère des accords bilatéraux, des relations personnelles, des intérêts et de la force. L’ère des nations. La bonne nouvelle, c’est que nous avons commencé à nous y préparer à temps. Ceux qui pleurent aujourd’hui le plus fort au chevet du monde libéral n’ont pas su, ou n’ont pas voulu, comprendre ce que fait la Hongrie, et pourquoi elle le fait. Ils se sont moqués de la politique étrangère hongroise. Mais nous le savons : rit bien qui rit le dernier. Aujourd’hui, Washington, Pékin, Moscou et Istanbul ont tous intérêt à la réussite de la Hongrie. Nous avons conclu, et nous continuons de conclure, des dizaines d’accords avec les grandes puissances mondiales, dans les domaines du commerce, de l’investissement et de la défense. Des accords qui, dans ce nouvel ordre mondial rappelant les westerns, garantiront malgré tout le développement sûr et stable de la Hongrie. Paix. Crédibilité internationale. Développement. Une Hongrie à nouveau grande et forte. Fidesz. C’est le choix sûr.
Mesdames et Messieurs les délégués, Chers participants du Congrès,
Un argument puissant en faveur de la voie hongroise, c’est que l’autre est une impasse. Elle hypothèque l’avenir et fait peser une menace de guerre permanente. Mais notre argument décisif, c’est que la voie hongroise est une bonne voie : elle nous permet d’accomplir ce dont d’autres ne peuvent que rêver. Avec 4 % d’inflation et 0,6 % de croissance, une hausse du salaire minimum de 11 %, il n’y a que nous qui en soyons capables. N’importe quel gouvernement de gauche se réjouirait déjà de la moitié, comme un singe devant un sucre d’orge ! Tous les syndicats du monde s’en lécheraient les dix doigts ! Et nous obtenons ces résultats sur une base nationale, avec une politique de droite, favorable au marché et aux entreprises. Nulle part ailleurs dans le monde on n’a réussi à accorder aux mères de deux enfants une exonération à vie de l’impôt sur le revenu. Nous, nous l’avons fait. Uniquement nous. Uniquement ici. Uniquement en Hongrie. Alors que, dans tous les pays soumis à l’économie de guerre bruxelloise, on impose des restrictions, nous avons pris l’engagement de construire 150 usines, dont 101 sont déjà en chantier. Eux restreignent ; nous, en ce moment même, nous doublons les avantages fiscaux pour les enfants, nous introduisons le 14ᵉ mois de pension, et nous avons lancé un programme de primo-accession unique en Europe, à taux fixe de 3 %. Et tout cela, en même temps.
Chers Amis,
La voie hongroise est une voie de paix. La voie hongroise est une voie de sécurité. La voie hongroise est une voie de réussite. La voie hongroise mène vers le haut. Et sur cette voie, chacun peut avancer d’un pas, chaque année.
Chers participants du Congrès,
Ce n’est pas une exagération – vraiment pas – de dire qu’au printemps 2026, nous choisirons un destin en Hongrie, pour la Hongrie. Nous ne nous battons pas pour un parti, ni pour un gouvernement,
ni pour un Premier ministre, ni même pour les quatre prochaines années de gouvernance. Nous nous battons pour l’avenir du peuple hongrois. Et si chacun accomplit la tâche qui lui incombe, si vous ne vous laissez pas griser, si nous conservons l’humilité, alors la récompense ne manquera pas : nous vaincrons de nouveau.
Hissez les drapeaux ! En avant vers la victoire ! Que Dieu veille sur nous tous, et que la Hongrie passe avant tout. Allez la Hongrie, allez les Hongrois !