Bonjour, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Secrétaire d’État,
La semaine commence sous les meilleurs auspices ! Nous ne sommes que lundi, et nous venons déjà d’avoir un échange cordial, amical et substantiel avec le Secrétaire d’État des États-Unis. Cette visite avait été convenue avec le Président des États-Unis lors de mon déplacement à Washington au mois de novembre. Je remercie sincèrement Monsieur le Secrétaire d’État d’avoir accepté l’invitation et d’avoir ainsi honoré la Hongrie de sa présence.
Nous avons passé en revue l’ensemble de nos relations bilatérales. Un nouveau président américain est en fonction ; je m’adapte donc moi aussi, jusque dans le choix des mots, et je puis affirmer qu’un âge d’or s’ouvre devant nous. Un nouvel âge d’or s’ouvre dans les relations entre les États-Unis et la Hongrie. Je le dis à Monsieur le Secrétaire d’État : dans la langue et dans la culture politique hongroises, nous nous avons tendance à nous exprimer avec retenue. Pourtant, force est de constater, et cela fait plus de trente ans que je suis engagé en politique, que je ne me souviens pas d’une période où les relations entre nos deux nations aient été à un niveau aussi élevé, aussi équilibré et guidé par une volonté aussi sincère. Nous devons cela au Président Donald Trump, et à vous-même, Monsieur le Secrétaire d’État, et nous vous en remercions. Peut-être avons-nous atteint un tel sommet lorsque le Président George Bush père nous a rendu visite à la veille du changement de régime, une visite qui a largement contribué à ce qui nous puissions nous libérer du communisme et à nous affranchir du Pacte de Varsovie. Depuis lors, les relations hongro-américaines ont connu des périodes plus ou moins favorables ; mais jamais elles n’ont atteint le niveau qui est le leur aujourd’hui.
Depuis janvier dernier, dix-sept décisions d’investissement américain ont été prises en Hongrie. C’est un record sur dix ans ! Les citoyens hongrois peuvent à nouveau voyager sans visa aux États-Unis. Nous en remercions également Monsieur le Secrétaire d’État. La Hongrie a été invitée à rejoindre le Conseil de la Paix récemment créé, dont la séance inaugurale se tiendra cette semaine, peut-être jeudi, à Washington, où je représenterai notre pays. Nous avons également conclu des accords clés dans le domaine de l’énergie, couvrant le pétrole, le gaz naturel et l’énergie nucléaire. Ces accords, conjugués à l’exception accordée à la Hongrie par le Président des États-Unis, permettant l’utilisation de gaz et de pétrole russes, contribuent ensemble à garantir la sécurité de notre approvisionnement énergétique. Ils nous permettent de continuer à assurer aux ménages comme à l’industrie une énergie à des prix, en comparaison internationale, extrêmement compétitifs. Nous avons naturellement abordé également la question de la raffinerie serbe, l’entreprise NIS, et les conditions dans lesquelles le groupe MOL pourrait en faire l’acquisition.
Pour ce qui me concerne, j’ai assuré Monsieur le Secrétaire d’État Rubio que la Hongrie continuerait de soutenir, quelles que soient les tensions ou les conflits que cela pourrait susciter en Europe, les efforts des États-Unis en faveur de la paix en Ukraine. L’actuel Président des États-Unis est celui qui, sur l’ensemble de la scène internationale, a fait le plus pour que la guerre russo-ukrainienne trouve une issue pacifique. Je le répète, même si chacun le sait : si Donald Trump avait été Président des États-Unis, cette guerre n’aurait jamais éclaté. Et s’il n’était pas aujourd’hui à la tête des États-Unis, nous n’aurions aucune chance de pouvoir y mettre un terme par la paix dans un avenir prévisible. C’est pourquoi nous exprimons notre respect et notre gratitude au Président des États-Unis pour ses efforts en faveur de la paix. Bien entendu, la Hongrie demeure prête, si un sommet pour la paix devait se tenir, à l’accueillir ici même, à Budapest. Et j’ai confirmé à Monsieur le Secrétaire d’État que le Président Trump est invité à se rendre en Hongrie et cette invitation reste ouverte.
Monsieur le Secrétaire d’État, je vous remercie sincèrement pour l’occasion de ces échanges d’aujourd’hui.